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  • Dessus: Autres Cuir
  • Doublure: Textile
  • Semelle intérieure: Cuir
  • Matériau de semelle: Synthétique
  • Type de talons: Bloc
  • Hauteur de talons: 3 centimètres
  • Tour de mollet: normale
  • Fermeture: Lacets
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L'ours polaire et la quête de réponses

Cela n'a pas plu. Bien sûr, des millions de personnes ont adoré la fin et ont pleuré à chaudes larmes quand il a fallu faire le deuil de ces héros qui les accompagnaient depuis plusieurs années. Mais d'autres, y compris certains critiques séries , ont refusé d'accepter cette fin-là. La colère émotionnelle était si forte et si durable qu'en 2013 après le final jugé plutôt réussi de Breaking Bad , certains fans de Lost s'en prenaient encore à Damon Lindelof sur les réseaux sociaux.

Hasard du calendrier ( mais pas vraiment ), il a sonné la fin de son compte Twitter le jour où lui-même lançait avec ses auteurs l'écriture de sa nouvelle série, The Leftovers , adaptation d'un livre de Tom Perrotta où 2% de la population mondiale disparaissent sans explication, plongeant «ceux qui restent» dans le plus profond des désarrois. Qu'ils le veuillent ou non, la fin de cette nouvelle grande série, et le mystère biblique qui l'entoure, sera forcément une réponse à celle de Lost .

Mais à notre décharge, la langue alphabétique, un peu comme une voiture mal équilibrée au niveau des roues, a tendance à tirer du côté de sa « culture », c’est-à-dire, soit du côté des mathématiques (petite-fille de la géométrie), soit du côté de la pensée abstraite (savoir être, dire, faire). En effet, rappelons-le, à l’opposé des langues sinographiques, la langue alphabétique est conçue pour penser « abstrait », là où l’écriture chinoise par exemple pense le réel.

Le lecteur « pensif » de la tournure de l’article pourra se demander « et alors ? Pour mon quotidien de manager qu’est-ce que cela change ? ». À cela répondons que vous ne pouvez pas évaluer autrement que par mettre des « croix » dans des cases, ou vous laisser entraîner par le  jugement de valeur, lui-même conditionné par la forme d’écriture de la  fiche de poste , ou la fiche métier.

Il serait ridicule d’évaluer la « quantité » de talent(s) d’une personne ou d’un groupe parce que le talent n’est pas un objet.

Exemple concret : lors d’une formation à la détection, l’évaluation des talents dans une  collectivité locale , les supports d’ évaluation des « compétences »  étaient rédigés de la sorte : « Type : Manager  – Niveau : excellent – Critère : doit savoir parfaitement gérer un projet et atteindre les objectifs fixés. »

Le propos est simplifié, mais la dynamique est respectée. Vous y trouvez une « injonction »  (doit), conditionnée par notre vieux modèle de la légitimité (« qui est chef doit savoir », dit Platon). Le verbe savoir renvoie de facto au déclaratif et à l’intelligible, ainsi, parce que « je sais », je suis compétent, ou, « j’ai du talent ».

L’adverbe « parfaitement », dont la racine parfaite, renvoie là encore à cet idéal platonicien (perfection). Or, il n’y a rien de plus abstrait que la perfection, sinon celle appartenant à celle des idées et des mathématiques.

En termes simples, les objectifs ont tendance à fixer l’esprit à son « image », se coupant ainsi de la réalité.

Enfin, « atteindre les  Merrell Moab GTX Chaussure de randonnée Montante Homme Marron Potting Soil
 fixés » fixe le déclaratif. Rappelons-nous que le mot objectif veut dire « ce qui arrête la vue » ( idein , voir). En termes simples, les objectifs ont tendance à fixer l’esprit à son « image », se coupant ainsi de la réalité. Pire, la majorité du temps, lorsque l’objectif est fixé, l’esprit, telle la bernique bretonne, se fixe à lui, indésoudable. L’objectif, associé à des adverbes, des chiffres, s’avère ainsi indifférent à la réalité et génère de profondes frustrations (aux sources, par exemple, des troubles psychosociaux).

To Save Everything, Click Here

NOTE DE LECTURE  par  Matteo TRELEANI   •  Publié le 06.09.2013  •  Mis à jour le 13.09.2013
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Evgeny Morozov engage une lutte militante contre le techno-enthousiasme autour des nouvelles technologies. Il y aurait, selon lui, une idéologie sous-jacente à la plupart des pratiques et discours sur le numérique, qu'il faut révéler et critiquer. 

Titre : To Save Everything, Click Here

Sous-titre de l’ouvrage : The Folly of Technological Solutionism

Auteur(s)  : Evgeny Morozov

Éditeur(s) : PublicAffairs

Parution : 03.05.2013

Depuis quelques années, Evgeny Morozov a entrepris une lutte contre ce qu’il appelle le « techno-enthousiasme », c’est-à-dire l’idée, souvent défendue par les entreprises et les figures publiques de la Silicon Valley, selon laquelle les nouvelles technologies pourraient améliorer tous les aspects de notre vie. De la démocratie à la cuisine, il y aura bientôt une application pour tout ; dans un futur proche, grâce à Internet et au numérique, la plupart des problèmes du monde disparaîtront (et cette position n’est pas propre aux entreprises du numérique, voir par exemple le techno-enthousiasme du dernier livre de Michel Serres,  Petite Poucette , 2012). Dans  The Net Delusion , Morozov montrait par exemple que lors des révolutions arabes, Internet n’était pas un vecteur de démocratie comme les médias de l’époque ont essayé de le dépeindre. Certes, Twitter et Facebook ont sans doute permis aux rebelles de se rassembler plus facilement que par téléphone, mais ce même vecteur technologique permettait également un contrôle accru de la part des régimes.

Or, l’intérêt de l’œuvre de Morozov est justement de révéler la signification politique cachée dans la posture techno-enthousiaste. Dans son dernier ouvrage  To Save Everything, Click Here , il isole deux concepts clés de cette attitude qui sont, selon lui, des vraies idéologies, et pour cette raison potentiellement dangereux. Il s’agit du  solutionnisme  et de l’ Internet-centrisme
Morozov appelle solutionnisme la tendance à vouloir résoudre (« the will to improve ») toute une série de problèmes par le biais des nouvelles technologies. Or, la vraie difficulté dans ce type d’attitude ne réside pas tant dans les solutions proposées que dans les définitions mêmes des problèmes. Le théoricien du design Michael Dobbins affirme par exemple que le solutionnisme postule d’emblée l’existence d’un problème, par conséquent, il arrive à la réponse avant que la question ait véritablement été posée. Très souvent, alors, les problèmes posés par les solutionnistes n’en sont pas de vrais : certaines questions d’efficience, d’ambiguïté ou d’opacité sont plus des vices que des vrais problèmes, selon Morozov. Attirer l’attention sur ces vices relève alors de la manipulation, le vrai but étant tout autre. Un exemple de ce type de manipulations sont les applications pour smartphone qui aident à cuisiner et demandent ensuite de prendre en photo les plats pour les poster en ligne. Il s’agit là d’un problème inventé et résolu par une application qui a en réalité pour finalité de collecter des données sur les habitudes alimentaires des usagers afin de les revendre ensuite.
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Une des caractéristiques du solutionnisme est ce que Morozov appelle l’Internet-centrisme, c’est-à-dire l’idée de prendre Internet comme modèle pour la société, en ce qui concerne ses pratiques et sa façon de fonctionner. La plupart des solutions passerait ainsi par Internet, comme le  crowdfunding , par exemple. Le site Kickstarter permet le financement de créateurs ou d’artistes grâce à la présentation de leurs projets en ligne. Mais Kickstarter tend à favoriser les projets les plus populistes ou faciles à comprendre. Cela peut donc être une forme de financement mais non la seule : un documentaire qui explore les causes du réchauffement climatique sera davantage financé qu’un documentaire sur la Première Guerre mondiale, par exemple (p. 28). Le problème n’est pas le  crowdfunding  en soi, mais le fait de voir ce dernier comme une alternative et non pas comme un complément à d’autres formes de financement. Morozov semble sous-entendre que derrière tout cela, il y a souvent une intention : celle de manipuler l’opinion publique afin de soutenir une certaine vision du monde qui, de facto, donne du pouvoir à quelques grandes entreprises de la  Silicon Valley . Les croisades pour l’efficience et la transparence prennent aujourd’hui Internet pour modèle, mais cet « Internet-centrisme a fait oublier à beaucoup d’entre nous qu’un grand nombre de ces efforts sont régis par de vieilles et sinistres logiques qui n’ont rien à voir avec les technologies numériques » (p. 62).

À partir de ces deux notions, Morozov observe comment elles interagissent dans le contexte de quelques pratiques ou efforts de réforme particuliers : la promotion de la transparence, la réforme du système politique, l’efficience dans le secteur culturel, la lutte contre le crime grâce aux données, la quantification du monde autour de nous grâce au  self-tracking  et la  gamification .
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  • L’approche de  To Save Everything, Click Here  n’est pas tant d’attaquer une forme de discours en particulier qu’une position épistémologique bien précise. Les techno-enthousiastes et les technophobes, tout en manifestant des discours opposés, partagent en effet la même attitude vis-à-vis des nouvelles technologies. Celle de voir la technique comme quelque chose d’externe à la société, qui l’influence en bien ou en mal. Les technologies sont en revanche, affirme Morozov, des pratiques inscrites dans la société, l’économie et la culture. Les critiques d’Internet tombent donc aussi dans le piège du médium-centrisme. L’essayiste Nicholas Carr[+], par exemple, pense qu’Internet pourrait nous rendre bêtes parce qu’il a changé notre façon d’accéder à l’information. Mais les caractéristiques de Google ou Facebook ne sont pas inhérentes à la « toile ». Selon Morozov, ces entreprises ont décidé d’adopter certaines stratégies mais elles auraient également pu en choisir d’autres. Au lieu de placer les technologies à l’extérieur de la société, nous devrions analyser comment la technologie et la société s’influencent mutuellement. La technologie n’est certainement pas anhistorique : l’historien de la technologie David Edgerton rappelle, par exemple, que quand on célèbre le e-commerce, on oublie la vente par correspondance qui en est à la base.
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    Parmi la grande quantité de thèmes abordés par Morozov à partir de ce point de vue,  le mythe de la transparence est un point essentiel à aborder pour comprendre cette attitude  techno-enthousiaste . L’ open data , par exemple, est souvent considéré comme une valeur intrinsèque, c’est-à-dire comme une fin en soi, et non pas comme un outil utilisé pour une finalité différente. Selon Morozov, la valeur de transparence, à la base de la pratique d’ouverture des données au public, est un moyen qui doit être utilisé pour d’autres fins plus importantes, comme la responsabilité (p. 80). Ce mythe implique, en outre, une forme de réductionnisme de l’information et une mythification de la notion de donnée. La transparence présuppose qu’il y a quelque chose d’objectif à montrer  derrière , ce qui mène à la croyance que l’information peut exister de façon autonome, indépendamment de l’acte humain de l’interprétation. Evgeny Morozov rappelle que l’information requiert un sujet interprétant et n’est jamais indépendante des médias qui la mettent en forme (p. 88).

    La conséquence est que les initiatives sur l’ open data  ignorent souvent des phénomènes essentiels comme les effets de feed-back, « c’est-à-dire le fait que le seul acte de publication des données influencera la qualité des données futures » (selon David Hand, p. 98). En d’autres termes, sachant que les données seront publiées, les gens vont se comporter différemment. Morozov n’affirme pas que « l’information ne devrait pas être collectée et diffusée, mais plutôt qu’il faudrait la collecter et la diffuser en pleine conscience de la complexité culturelle et sociale de l’environnement institutionnel où elle est rassemblée » (p. 99). Les mêmes critiques sont adressées à l’enthousiasme qui entoure les concepts de  big data  et de  data journalism  (p. 164), où là encore, on objective souvent l’information et on oublie l’acte essentiel de l’interprétation.
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